Hommage a Hocine AIT AHMED 1926-2015 – AIT ZIRI

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L’Algérie vient de perdre un précieux trésor, une bibliothèque, un repère, un espoir, une école, c’est l’une des figures historiques de notre pays

Dalhocine nous a quitté paix à l’âge de 89 ans

Nous rendons un vibrant hommage à ce géant historique, il a tellement fait pour cette Algérie

Hocine AIT AHMED est un homme politique algérien, né le 20 août 1926 en Haute Kabylie (Ait Yahia, Aïn El-Hammam ex-Michelet). Issu d’une grande famille maraboutique -celle de Cheikh Mohand-ou-Elhocine-, Aït-Ahmed commence ses études à l’école coranique avant de connaître l’école française où il fera de brillantes études. C’est au lycée, en 1943, qu’il adhère au Parti du Peuple Algérien (indépendantiste) où militent également d’autres élèves, parmi lesquels Laïmeche Ali et Aït-Amrane Idir. Laïmeche, qui meurt en 1946, incarnera pour toute cette génération l’identité berbère retrouvée et intégrée dans les idéaux et le combat nationalistes.

Ait-Ahmed participera à cette conjonction entre identité berbère et lutte nationaliste en composant en tant qu’animateur des Scouts Musulmans d’Algérie plusieurs chants patriotiques en langue berbère.

Au congrès clandestin du P.P.A. en février 1947, il propose au nom de la Kabylie, principal bastion nationaliste, la création d’une Organisation Spéciale (O.S.) qui devra préparer la lutte armée. Au mois de décembre 1948, il rédige son fameux rapport au Comité Central élargi où il définit la guerre de libération nationale comme : « une guerre de partisan dont le fer de lance sera la paysannerie » (Harbi, 1980). Mais cette dimension intellectuelle, permanente dans toute la vie politique d’Ait-Ahmed, ne le coupe pas de l’action de terrain : il organise personnellement le hold-up de la poste d’Oran (mars 1949) et achète des armes en Libye à l’insu du Bureau Politique dont il est membre.

Hold up oran 1949

  • Extrait du discours de Dalhocine quant à préparation de l’OS

Cependant de l’autre côté de la Méditerranée, la Fédération de France, à l’initiative de R. Ali-Yahia, adopte en fin 1949 une motion qui rejette le concept d’« Algérie arabe » au profit de celui d’« Algérie algérienne » incluant la dimension berbère. Une grave crise politique secoue alors la direction du P. P.A. et Ait-Ahmed, bien que totalement étranger à cette motion « berbériste » », est sommé de dénoncer les « fractionnistes » et de choisir son camp. Devant son refus, la direction l’écarte des centres de décision et lui retire la responsabilité de l’O.S. où lui succède Ben-Bella. C’est à partir de ce moment qu’est brisé l’élan qui l’a porté, à 23 ans, au sommet de la hiérarchie du P.P.A

  • La crise berbériste 1949 Rachid Ali Yahia

Il faut attendre 1952 pour le voir réapparaître dans la délégation extérieure. Il est représentant du F.L.N. au Caire lorsqu’éclate, le 1er novembre 1954, l’insurrection armée. En avril 1955, il dirige la délégation du F.L.N. à la conférence Afro-Asiatique de Bandoung, puis à la session de l’O.N.U. (septembre 1955). En avril 1956, il ouvre le bureau du F.L.N. de New-York.

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Arrêté en octobre 1956 lors du détournement de l’avion des « Chefs du F.L.N. », il sera interné jusqu’en 1962. De prison, il adresse au Conseil National de la Révolution Algérienne -dont il est membre- un certain nombre de propositions, notamment celle de créer un Gouvernement Provisoire de le République Algérienne (GPRA). Il sera ministre d’État de ce gouvernement qui signera les accords d’Evian

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Après l’indépendance, il est député à l’Assemblée Nationale Constituante. Il s’y élève, pratiquement seul, contre l’interdiction du Parti Communiste Algérien, mais il ne rejettera formellement et définitivement le principe du parti unique qu’en 1966, bien que sa position sur ce sujet soit très nuancée et critique dès 1963 (voir J.O.R.A.D.P., 25 avril 1963). Toutefois, il entre très vite en conflit avec Ben-Bella et fonde en septembre 1963 le Front des Forces Socialistes (FFS) qui lancera un soulèvement armé en Kabylie

Assemblé-constituante-1963

A l’occasion d’un passage à Paris (27 Juillet 1962), Itw d’Hocine AIT AHMED, un des principaux dirigeants du FLN algérien en rupture avec Ahmed BEN BELLA. – « … rendre publique ma démission de tous les organismes directeurs de la révolution… Une décision irrévocable… Il n’y aura pas de guerre civile… La population algérienne mettra bientôt fin à la crise (il cite en exemple la wilaya 4)… La solution doit résider dans un recours au verdict du peuple… Le peuple s’est prononcé pour le départ de tous les dirigeants

  • Hocine Ait Ahmed réclamait un débat général à l’Assemblée Constituante ( juillet 1963)

  • Le 29 septembre 1963, le FFS se rebellait contre le pouvoir

1963

Une année après l’indépendance de l’Algérie, le Front des forces socialistes naissait comme un cri de révolte contre le pouvoir autoritaire du duo Ben Bella-Boumediene.
Le 28 septembre 1963, des anciens officiers des wilayas III et IV, des hommes politiques se réunissaient dans les locaux de l’ancienne mairie de Aïn El Hammam (50 km à l’est de Tizi Ouzou). Il y avait Aït Medri Belaïd, Mourad Oussedik, Ali Yahia Abdenour, Aït Ahmed, le colonel Mohand Oulhadj, le lieutenant Yaha Abdelhafidh, Aboubakr Belkaïd, Ali Ammar (ces deux derniers représentaient le PRS) et un certain nombre d’autres militants de la première heure. C’était l’ultime réunion de ce mouvement avant sa proclamation publique le lendemain à Tizi Ouzou. Le FFS était le premier parti politique avec une base militante et une profondeur sociologique de l’Algérie indépendance. Il y avait bien sûr le PRS, mais hormis son chef Mohamed Boudiaf, figure connue de la lutte, il n’avait pas la même assise populaire que le FFS. Dans la Mitidja, le colonel Sadek et le commandant Bouragaâ avaient commencé à constituer les premiers groupes d’opposition. Essentiellement d’anciens moudjahidine de la wilaya IV déçus par le pouvoir.

Ben Bella et Boumediene envoient l’armée en Kabylie dès les premiers jours d’octobre. Le Maroc attaque l’Algérie dans la région de Tindouf. Le FFS se mobilise et envoie des militants armés à l’ouest en appuie à l’ANP. Il y a eu ensuite les premières négociations fin octobre 1963 entre Ben Bella et des responsables du FFS. Le régime libère Boudiaf, le colonel Boubnider, le lieutenant Allouache et d’autres prisonniers politiques, arrêtés depuis des mois. Le colonel Mohand Oulhadj, le commandant Lakhdar ainsi qu’un certain nombre de militants quittent le FFS à partir de la mi-novembre. Début 1964, le malaise social et à la tête du gouvernement était profond. Révolté par les pratiques autoritaires du régime, le FFS reprend le chemin du maquis après un mini-congrès. Ben Bella et son ministre de la défense répliquent. Le président crée une milice populaire qui sera dirigée par le commandant Mahmoud Guennez. La répression fut terrible. Plus de 400 morts du côté du FFS selon Yaha Abdelhafidh et près de 3000 personnes arrêtés. Des centaines de militants ou sympathisants sont torturés dans les commissariats. Le plus connu est le centre de Notre Dame à Alger où sévissait le commissaire Hamadache.

Au printemps 1965, des négociations furent menées par Yaha Abdelhafidh d’abord à Paris avec le colonel Sadek et Akli Benyounes dit Daniel. Puis à Alger avec les hommes de Ben Bella. Après le coup d’Etat, d’autres pourparlers sont enclenchés avec Cherif Belkacem, le chef du FLN et bras droit du colonel Boumediene. (source lematindz.net)

  • Insurrection en Kabylie de 1963, interview de Ait Ahmed et du colonnel Mohand Oulhadj

Aït-Ahmed sera accusé de séparatisme berbère bien que le programme du FFS ne pose pas le problème de l’identité nationale et que l’arabisation ne soit contestée que dans sa forme et non dans son principe. Le mouvement d’opposition armé sera circonscrit à la Kabylie et Aït-Ahmed est arrêté en octobre 1964. Condamné à mort en avril 1965 puis gracié, il mandate depuis sa prison de Lambèse une délégation qui signe les accords FFS-FLN rendus publics le 16 juin 1985, trois jours avant le coup d’état de Boumedienne.

Meeting 1964

Le 1er mai 1966, Aït-Ahmed, s’évade de la prison d’El-Harrach et a vécu depuis en exil.

En 1977, il soutient une thèse de Doctorat d’Etat en droit à l’Université de Nancy, consacrée aux droits de l’homme en Afrique.

A partir de 1966, ses prises de position sur la culture deviennent plus nombreuses et plus explicites : dans plusieurs interviews, il fait référence à la dimension berbère, juge « l’arabisation aussi brutale que stupide » (Combat du 3.11.1966) et préconise le maintien du français dans de larges secteurs d’enseignement.

Extrait de Commémoration du 25ème anniversaire de la guerre d’Algérie – Archive vidéo INA

Plateau commémoration du 25ème anniversaire du déclenchement de l’insurrection algérienne, la Toussaint rouge autour de Raymond TORTORA et Patrick LECOCQ avec Yves COURRIERE, historien et auteur du film « La guerre d’Algérie », Hocine AÏT AHMED, chef historique du du FLN et Pierre LAFFONT, ancien directeur de « L’écho d’Oran » et ancien député de l’Assemblée algérienne

Dans une déclaration publique datée du 28 novembre 1978, il prône la reconnaissance de la langue berbère comme langue nationale. C’est la première fois qu’un homme politique algérien d’envergure nationale adopte une telle position.

Cette orientation est réaffirmée dans la plate-forme du FFS en mars 1979, car le parti a été sensiblement renforcé par l’arrivée de nombreux militants de la culture berbère appartenant aux nouvelles générations. Ce rajeunissement permettra au FFS et à Aït-Ahmed de jouer un certain rôle d’encadrement lors des événements de Kabylie au printemps 1980.

Depuis quelques années, l’action et la réflexion de Hocine Aït-Ahmed se développent surtout sur le terrain des droits de l’homme dans le Tiers- Monde. Il a par ailleurs enclenché la publication de ses mémoires qui présentent indiscutablement un très grand intérêt historique et politique. (source écrit bibliographie : encyclopedieberbere)

  • Retour en Algérie après 23 ans d’exil

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« Je ne rentre pas à Alger le couteau entre les dents ». Hocine Ait-Ahmed – l’un des neuf chefs historique de la Révolution algérienne – n’a pourtant rien perdu de sa pugnacité. Après vingt-trois ans d’exil, le leader du Front des Forces Socialistes ( FFS ) s’apprête aujourd’hui à reprendre le combat sur le terrain, à Alger pour faire « triompher la démocratie et la justice sociale ». A la veille de traverser la Méditerranée, l’homme est plus serein que jamais. « J’ai peut-être un réflexe d’éléphant en voulant rentrer en Algérie. Mais la volonté de servir les idées qui me sont chères a été plus forte ».

Le visage expressif, le verbe aisé, Ait-Ahmed a retrouvé, hier à Paris lors d’une conférence de presse, son punch de militant de la première heure. En oubliant sa condamnation à mort en 1965, son évasion de prison, son très long exil et l’assassinat de son bras droit et ami Ali Mecili. Je ne pars pas en Algérie pour régler des comptes. L’appréhension est-elle bien la même s’il écarte bien rapidement par une boutade. Je n’ai pas mis de gilet pare-balles dans mes bagages.

Car, dans ses valises, Ait-Ahmed emporte avant tout un projet politique et économique qu’il est impatient de communiquer aux Algériens. Pour que ces derniers retrouvent au plus vite leur dignité. Le maître mot du combat du leader du FFS c’est avant tout la démocratie. Notre pays a été trop longtemps paralysé. Il faut maintenant organiser les mécanismes du dialogue pour que le peuple puisse enfin entendre sa voix. Mais Ait-Ahmed sait bien que le combat se jouera en dernier ressort dans le terrain économique. Il faut que la société bouge, qu’elle retrouve son dynamisme. Et cela passe par la mise sur pied d’une économie de marché et la suppression du monopole du commerce extérieur qui favorise les pénuries.

Car, pour le leader du FFS, l’enjeu est simple."L’échec politique et social du régime a favorise la montée de l’intégrisme religieux. Il faut maintenant rassembler les Algériens pour éviter que le pays ne retombe au Moyen Age. Moi je ne ferai pas de surenchère ou de démagogie sur l’Islam". Ce pari, Ait-Ahmed a-t-il les moyens de le gagner? Lui croit. Mais, à Alger, les vieux barons de l’époque de Boumediene veillent au grain malgré le désir de l’ouverture du président Chadli. Au tout début du mois de décembre, ils ont même fait une rentrée spectaculaire sur le devant de la scène politique algérienne lors du comité central du FLN. Et les Yahiaoui, les Messaadia et les Bouteflika sont prêts eux à donner des gages aux islamistes pour rester aux leviers de commande du pays. En s’envolant ce matin pour Alger, Ait-Ahmed sait que le combat sera long. Mais la démocratie est un apprentissage colossal. (Philippe DUMARTHERAY
24H, le 15/12/1989)

  • Hocine AIT AHMED rentre au pays car le devoir l’a appelé encore une fois

 

10268273_434546340084415_2067356477_nEn 1989 à la faveur de l’instauration du multipartisme suite aux révoltes populaires d’octobre 1988 qui mettaient fin au régime du parti unique, Ait Ahmed retourne en Algérie

Le FFS, devenu entre-temps membre de l’Internationale socialiste, est légalisé et participe aux premières élections pluralistes du pays en 1990 et 1991

En mars 1991, après le congrès du FFS, il décide de prendre part aux élections législatives, prévues en juin et reportées au mois de décembre

Le Front islamique du salut (FIS) remporte la majorité des sièges de députés et le FFS arrive en deuxième position avec uniquement 10% des sièges

L’armée a mis fin au processus électoral suite à la victoire du FIS au premier tour des élections législatives du 26 décembre 1991, Ait Ahmed, qui avait appelé entre les deux tours à une marche rassemblant plus d’un million de personnes à Alger contre la menace islamiste, se rétracte. Il refuse l’offre des militaires de diriger transitoirement l’Algérie et qualifiera de « coup d’Etat » l’arrêt des élections législatives

 

Chadli Bendjedid démissionne, Khaled Nezzar prend le pouvoir et annonce l’arrêt du processus électoral, le 11 janvier 1992

Le général Nezzar accompagné d’ Ali Haroun, ancien membre du HCE (Haut comité d’État) ont rencontré Hocine Ait Ahmed pour lui proposer le poste de président du Haut comité d’Etat, Dans la vidéo ci-dessous enregistrée dans un débat à Paris et qui représente une de ses dernières apparitions publiques, Hocine Ait Ahmed explique pourquoi il a refusé.

Cet homme d’exception qu’était Ait Ahmed n’a jamais transigé avec ses principes. Les intérêts de l’Algérie et de son peuple ne sont pas négociables. Moi j’ai mes convictions, ce qui m’importe, ce sont les souffrances du peuple algérien, a expliqué cette grande figure historique de la révolution algérienne qui demeure un modèle d’intégrité

Refus de la présidence

Après l’assassinat du président Boudiaf en juin 1992, Ait Ahmed, qui se définissait comme « un démocrate impénitent », quitte l’Algérie pour la Suisse d’où il continuera à pourfendre le « régime militaire » d’Alger.

En 1995, Hocine Aït Ahmed est l’artisan de la plate-forme de Sant’Edigio à Rome, réunion des partis politiques algériens d’opposition dont le FFS et le FIS, afin de sortir du cycle de la violence. Echec. Le pouvoir et les militaires estiment que reconnaître cette initiative reviendrait à capituler devant la «barbarie islamiste». Il a été beaucoup reproché à Hocine Aït Ahmed de s’être assis à la même table que les islamistes. «C’était le prix pour ramener la paix et éviter l’aggravation de la guerre civile. D’ailleurs l’armée s’est inspirée de cette méthode en négociant dès 1997 avec l’Armée islamique du salut pour qu’elle dépose les armes dans la perspective d’une politique d’amnistie qui sera mise en place ensuite par Abdelaziz Bouteflika. Aït Ahmed avait tracé la voix», estime le politologue Hasni Abidi, directeur du centre de recherche sur le monde arabe et méditerranéen.

Le 2 février 1999, Hocine Aït Ahmed est de retour en Algérie. Il est candidat à la présidentielle, mais se retire la veille du scrutin avec tous les autres opposants pour dénoncer des fraudes. Il est malade, rentre à Lausanne pour se soigner, relance en 2007 avec Mouloud Hamrouche et Abdelhamid Mehri un projet de consensus de sortie de crise et de transition démocratique qui restera lettre morte

Les années passant, affaibli par la maladie, Ait Ahmed quitte le 25 mai 2013, la direction du FFS après un règne sans partage de 50 ans. Deux ans plus tard, Dalhocine etait victime d’un AVC

  • Message d’espoir du grand visionnaire Hocine AIT AHMED

 

  • La mort du géant de la politique algérienne et le défenceur des droits l’homme

1931446_1109286615783330_4128114072696736699_nHocine Aït Ahmed, dirigeant historique de la lutte pour l’indépendance de l’Algérie, est mort mercredi 23 décembre à Lausanne en Suisse à l’âge de 89 ans, à la suite d’une longue maladie

Militant contre l’ordre colonial, il fut également un opposant déterminé à l’ordre nouveau, instauré après l’indépendance de l’Algérie en juillet 1962.

Ni son exil prolongé en Suisse, ni l’affaiblissement de son parti, le Front des forces socialistes (FFS), victime, comme d’autres, d’un sévère verrouillage de la vie politique, n’auront entaché cette réputation d’opposant sans concession

La classe politique algérien venait de perdre un repère, une lumière et une école

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La dépouille de Hocine Aït Ahmed, mort le 23 décembre à Lausanne, en Suisse, a été rapatriée jeudi à Alger, où l’ensemble du gouvernement lui a rendu hommage. Une veillée mortuaire avait été organisée dans la capitale au siège de son parti, le Front des forces socialistes (FFS), qu’il a fondé en 1963 après avoir rompu avec ses frères d’armes qui ont combattu la puissance coloniale française jusqu’à l’indépendance, en 1962

Dalhocine a eu droit à des funérailles digne d’un grand président. Des dizaines de milliers de personnes ont accueilli, vendredi 1er janvier, le corps de l’opposant Hocine Aït Ahmed dans son village natal, à 160 kilomètres au sud-ouest de la capitale.

A l’arrivée du cortège funèbre dans le village d’Aït Ahmed, l’ambulance de la protection civile transportant son corps a été accueillie aux cris et youyou

La foule, où de nombreuses personnes tentaient de toucher le cercueil enveloppé du drapeau national, a hurlé des slogans en hommage à celui qui avait rompu avec ses frères d’arme pour devenir un opposant intransigeant au régime : «Aujourd’hui et demain, Hocine restera vivant» (assa azeka, Dda Hocine yella yella) ou encore «Algérie, libre et démocratique»

  • Différents hommages ont été rendu pour le grand homme Hocine AIT AHMED
  • Parole madame Djamila Ait Ahmed épouse de Hocine Ait Ahmed

  • Hommage de Lounis Ait Menguellet

  • Hommage de Malika Matoub

Malika Matoub avoue que Les trois couplets de la chanson de Matoub « ah ala yseker » étaient un hommage à Hocine Ait Ahmed, paix à leurs âmes

Matoub-et-Dalhocine

  • Hommage de la femme Ali Mssili

  • Hommage de Idir

 

Dalhocine tu nous as quitté mais tu resteras éternel à jamais dans nos mémoires et dans nos cœurs

Une Réponse

  1. Azduz fellawen

    Si vous entendez le bruit d’un verre qui se casse, ne vous inquiétez pas. C’est mon coeur qui s’est brisé !

    Je ramasserai quand mes yeux sèchenront !

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